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EURO 2016 : comment la France a misé sur ses infrastructures
Photo:archives
Le Stade de France, un des atouts de la France
par : rue225.com et AFP

 Il y a plus de 3 mois, l'UEFA était à Paris pour évaluer la candidature française. Reçue par Nicolas Sarkozy, elle a apprécié "le soutien manifesté par l'Etat." Et comment ! Retour sur une affaire bien ficellée au sommet de l’Etat français.

 Le dossier de candidature de la France à l'Euro 2016 s'incarne en une personne, Jacques Lambert, directeur général de Fédération française de football. Point de Jacques Lambert cependant à la conférence de presse qui a suivi le passage à Paris des représentants de l'UEFA. "Surmenage", expliquait-t-on. Il faut voir "une relation de cause à effet entre la qualité du dossier et la fatigue de Jacques", rassure Jean-Pierre Escalette, le président de la FFF, aujord’hui déchu après le mondial désastreux que l’on sait.

 A Paris, les membres du Comité des compétitions d'équipe nationales de l'UEFA avaient déjà achevé les visites sur le terrain turc, suisse et français. La suite de leur visite à Paris, ils ont été reçus en grande pompe. Au-delà de l'examen technique du dossier, leur visite en France avait pour objectif de constater l'engagement des pouvoirs publics. Reçu deux jous plus tard à Matignon par François Fillon, puis le lendemain à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, ils "étaient tous enthousiastes et nous ont dit bravo pour le soutien manifesté par l'Etat", s' était réjoui Escalettes, avec dans son dos le slogan de la candidature: "Le foot comme on l'aime".

 Nul doute que la réaction fut la même lors de l'examen de la candidature turque, les 8 et 9 avril dernier, avec rencontre du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. La candidature italienne étant plombé par une sous-évaluation de rénovation et de construction de stades et par un manque d'enthousiasme national, il semblait evidemment que la partie se jouerait entre la France et la Turquie.

Une candidature "profitable"

Pour faire la différence, la FFF avait mis en avant les infrastructures (TGV, autoroutes, aéroports internationaux et hôtels) dont les Français disposent et qui manquent aux Turcs (20 milliards d'euros engagés). Escalette avait aussi fait comprendre que les Français pouvaient aussi bénéficier de la comparaison avec l'Euro 2012 Pologne-Ukraine, ses retards et ses difficultés. "Nous leur avons garanti un Euro sans mauvaises surprises", avait ajouté Frédéric Thiriez, assez sérieux lors de cette conférence de presse.

Et un Euro "profitable" aussi pour l'UEFA. "On a calculé qu'avec 50 000 spectateurs de moyenne, il y aurait en gros des revenus deux fois supérieurs par rapport à l'Euro 2008", estimait le président de la Ligue de football professionnel - en excluant les droits télé, gérés directement par l'UEFA. L'édition austro-suisse avait alors reversé 250 millions de bénéfices nets à l'association présidée par Michel Platini. Sauf qu'en 2008, la compétition comptait 16 nations, contre 24 prévues pour 2016.

Nouveaux stades

Reste la question des stades. 66 ans de moyenne d'âge en France! Pour accueillir 2,5 millions de spectateurs, elle prévoit d'investir 1,7 milliards d'euros (la moitié en partenariat public-privé, un tiers en privé et 16% en public) pour construire quatre stades (Bordeaux, Lille, Lyon et Nice) et en rénover entièrement deux (Marseille et Strasbourg). Avec Nancy, Paris, Saint-Denis, Saint-Etienne, Lens et Toulouse, le dossier comporte 12 enceintes. L'UEFA en exige neuf aux normes. Une marge de sécurité susceptible d’être sérieusement entamée si les chantiers avaient pris du retard. "Pour l'instant, nous n'avons d'alerte sur aucun projet, ils sont tous dans les clous des délais" ironait en ce moment-là Thiriez.

 L'Euro 2016 était une course à étape. Les Français ont marqué des points en apportant des précisions le 6 mai, puis le 14 lors de la publication du rapport d'évaluation des trois candidatures. Puis au siège de l'UEFA, à Nyon en Suisse, un grand oral de 30 minutes a précédé la désignation du vainqueur par Platini, à l'issue d'un vote du Comité exécutif de l'UEFA. En s’appuyant sur des infrastructures de qualité, la France ne pouvait rien faire d’autre que de ravir la place à ses concurrents immédiats.

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