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  • Sam 20 Oct 2012
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LE DIEU FIDELE…
Evangeliste Coulibaly Hervé
par : ROSKA FOUNDATION

A toi bien-aimé frère et sœur qui me lit, j’aimerais dire que tu as toi aussi certainement reçu une parole, une promesse, une conviction de Dieu pour ta vie, pour une situation précise. Mais au moment où tu t’es attendu à voir les choses se dérouler comme prévu "logiquement", contre toute attente, les évènements ont tourné autrement et semblent même combattre ta promesse. Pour la destinée que Dieu a pour ta vie, tu es certainement "vendu" par tes frères, ta famille, tes proches, à l’humiliation et à la souffrance (...)

 

J’ai rencontré et je continue de rencontrer parfois des frères et sœurs dans la foi, réellement consacrés au Seigneur, des personnes qui adorent Jésus en esprit et en vérité, des gens qui ne le suivent pas et qui ne fondent pas leur relation avec Lui à cause des miracles, des "pains" et des "poissons" ou par quelque autre raison opportuniste ; mais parce qu’ils L’aiment pour ce qu’ils ont découvert qui Il est en vérité pour leur vie : le Rocher de leur salut et le précieux Amour qui les a aimés en premier en se sacrifiant pour eux. Et pourtant, même s’ils sont dans la joie de Celui qui est leur vie, celle-ci n’est pas comblée, préoccupés qu’ils sont par une attente non encore matérialisée, par une promesse ou une parole reçue du Seigneur Lui-même et qui tarde à s’accomplir, un vœu non encore exaucé, ou même une situation hostile qui semble ramer à contre courant de leurs attentes.


Qui d’entre nous, au cours de sa marche parfois tumultueuse avec Dieu n’a connu ces moments troubles, ces heures de profondes angoisses et de sempiternelles questions ? Ces périodes où Dieu semble à la fois si proche et si lointain ! Ces heures terribles où le sentiment de l’abandon de Dieu lutte avec férocité contre la conviction qu’Il est en tout temps, en toute situation, fidèle ? Et c’est dans le feu de ces "chemins de croix" que germent souvent les considérations anthropomorphiques sur le Seigneur, c’est-à-dire ces pensées puériles et spontanées provenant de notre "humanité" et que nous projetons sur Dieu : on pense alors, acculés par nos difficiles réalités, qu’Il nous ressemble : on se dit par exemple, naïvement, que Dieu est méchant, qu’il prend plaisir à nous voir souffrir et à assister impassible et indifférent à nos luttes…
Je suis porteur pour ceux qui passent ces moments-là d’un message : celui que Dieu n’est pas défini par les contingences et autres vicissitudes de nos vies terrestres, mais que Dieu est "Eliel", c’est-à-dire que Dieu est Dieu et se définit Lui-même par Sa seule et unique Parole! On ne comprend pas toujours Ses voies mais Il écrit souvent droit avec des lignes courbes ; Il nous mène par des chemins sinueux et épineux vers notre "terre promise". Pour être personnellement passé par ces heures et pour avoir expérimenté la véracité de la Parole de Dieu, j’ai un message pour ceux d’entre eux qui marchent avec abnégation dans la justice et la fidélité au Seigneur, avec larmes, soupirs et angoisses, en dépit des morsures de leurs réalités existentielles. Ceux-là dont la Bible dit qu’"ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort, ceux qui suivent l’Agneau partout où Il va"(Ap12 :11)…Et je voudrais ouvrir avec eux la Bible dans le livre de Genèse 37 :25 :
« Ils s’assirent ensuite pour manger. Ayant levés les yeux, ils virent une caravane d’Ismaélites venant de Galaad ; leurs chameaux étaient chargés de gomme (dans d’autres versions aromates), de baume et de myrrhe qu’ils transportaient en Egypte…»

Ce passage relate un épisode de la vie de Joseph, ce bien-aimé du patriarche Jacob, qui eût la grâce de le concevoir dans sa vieillesse. Il était de ce fait privilégié aux yeux de son père mais aussi aux yeux de Dieu. Car c’est à cet adolescent de 17 ans que Dieu va faire une promesse : en effet au travers de songes divinement inspirés, Joseph va recevoir une révélation de sa destinée. Et non des moindres ! Des gerbes symbolisant ses frères vont se prosterner devant la sienne ; le soleil, la lune, onze étoiles symbolisant son père, sa mère et ses frères vont se prosterner devant lui. Joseph en était sûr, il était destiné à un grand dessein qui bouleverserait l’ordre normal des choses dans sa famille. Il en était d’autant plus sûr qu’il croyait sans coup férir que cela lui venait de Dieu. Et il n’avait pas tort car la Bible dit que Dieu n’est pas un homme pour mentir…et que ce que Sa bouche a dit, Sa main l’accomplit. Mais…

Joseph avait reçu la finalité de sa destinée mais le cheminement pour atteindre cette destinée lui en avait été caché. Car l’accomplissement de cette promesse de Dieu se devait d’être accompli au travers de larmes, de l’épreuve du temps, de moments de doutes et de grandes souffrances afin d’épurer Joseph lui-même et de le rendre apte à assumer le plan divin pour sa vie. Ainsi donc, Joseph, celui a qui Dieu parla, celui à qui Dieu fit une promesse, ce Joseph qui reçut de façon certaine que le soleil, la lune et onze étoiles se prosterneraient devant lui, ce Joseph-là, par un concours de circonstances imprévues et impromptues va se retrouver ligoté sur un chameau, vendu comme une marchandise à des vendeurs Ismaélites par ses frères épris de jalousie et de haine. Voici donc Joseph ! Réduit en "bien marchand" au sens économique du terme, lié sur un animal, en plein désert, sous le soleil torride, vers une destination inconnue, une terrae incognitae, comme disent les latins. On peut imaginer en ce moment-là que Joseph faisait face à trois douleurs : d’abord l’incongruité et la soudaineté de l’événement : lui qui était juste venu voir ses frères et leur apporter quelques vivres ne pouvait jamais douter que les choses prendraient une telle tournure. Bien sûr, il soupçonnait ses frères de ne pas beaucoup l’aimer à cause de ses songes outranciers, mais de là à penser qu’ils le livreraient et le vendraient, cela résultait du surréalisme ! ; ensuite la souffrance psychologique et affective : au-delà de l’affreuse réalité de la haine et de la trahison de ses frères, Joseph souffrait de la séparation brusque de son père, qui ne se doutait pas qu’en l’envoyant vers ses frères, il ne le voyait que pour la dernière fois ; souffrance aussi psychologique procédant de l’humiliation de la réduction de sa personne en tant qu’être humain en propriété économique d’échange ; troisième souffrance, souffrance physique liée à la douleur des liens qui l’attachaient, à la soif et la faim…On peut l’imaginer, en pleurs, dans une douleur indicible et ineffable, à se demander : « Pourquoi Seigneur ? »


A toi bien-aimé frère et sœur qui me lit, j’aimerais dire que tu as toi aussi certainement reçu une parole, une promesse, une conviction de Dieu pour ta vie, pour une situation précise. Mais au moment où tu t’es attendu à voir les choses se dérouler comme prévu "logiquement", contre toute attente, les évènements ont tourné autrement et semblent même combattre ta promesse. Pour la destinée que Dieu a pour ta vie, tu es certainement "vendu" par tes frères, ta famille, tes proches, à l’humiliation et à la souffrance. Tu es dans une souffrance sourde, contenue, mais qui est là bien réelle et tu ne cesses de te demander si la Parole de Dieu est vraie, s’il ya encore une sortie au bout de ce labyrinthe sans fin. Tu as le sentiment d’être oublié et ignoré du ciel, laissé pour compte en face des incompréhensions des situations de ta vie. Souvent, dans ces moments-là, notre douleur est tellement grande que notre cœur perçoit difficilement les paroles du Seigneur pour nous fortifier et pour nous orienter. Mais Christ, notre Rédempteur est toujours là avec nous. Il a fait la promesse qu’Il sera avec nous jusqu’à la fin du monde, que quand nous passerons par le feu, nous ne serons jamais brûlés, que quand nous passerons par l’eau, nous ne serions jamais noyés (Esaïe 43 :2). Comme Il l’a fait pour Schadrac, Méshac et Abed-Nego, Il sera toujours le "quatrième homme", présent avec nous, auprès de nous dans la fournaise de l’épreuve ! Alléluia ! Le plus difficile dans ces expériences là c’est de maintenir intact dans notre cœur la conviction que Dieu est bon, qu’Il est même plein de bonté et que rien ne peut provenir ou sortir de Lui qui puisse faire du mal à sa créature. C’est dans cette situation de douleur que Joseph, pleurant certainement, découvrit, attaché sur le chameau sur lequel il était attaché trois éléments : la gomme, le baume et la myrrhe (Voir verset de départ) Le Seigneur semblait alors lui chuchoter : « Mon fils, regarde bien car J’ai à te parler. Moi le Dieu des énigmes et des mystères, J’ai à parler à ton cœur meurtri, à ton âme apeurée pour ce qui paraît à tes yeux comme incompréhensible et déroutant. » On peut imaginer Le Seigneur demandant à Joseph, « Mon fils, que vois-tu attaché sur ce chameau ? » Et Joseph, certainement ragaillardi par la voix douce, calme et bienfaisante du Dieu de sa destinée, s’efforce, dans la posture inconfortable où il était, de bien regarder et de répondre sans trop comprendre « Je vois de la gomme, du baume et de la myrrhe ». Et Dieu de lui répondre : « Je te parle Joseph par ces mystères. C’est quoi selon toi la gomme et à quoi sert-elle ? » Réponse de Joseph : « c’est une matière qui sert à effacer ». Et le Seigneur de renchérir : « Joseph Mon fils, Mon élu, Mon choix, J’effacerai ta douleur et ton humiliation présentes et Je te ferai les oublier. Tu ne comprends pas aujourd’hui le tournant que prend ta vie, mais tu le comprendras plus tard. Ne crains pas car J’ai déjà vaincu pour toi. Tes frères ont été Mon bras pour accomplir Mes desseins. Ils ont pensé t’éloigner de Moi et de Mes projets pour ta vie, mais ils ont contribué à te rapprocher de Moi et à te conduire vers le lieu où J’ai choisi de t’élever » De même, toi qui me lis, toi qui te retrouve dans la situation de Joseph, Dieu te dit qu’il effacera ce que tu vis actuellement, ta douleur, ton humiliation. L’apparente incongruité que te présente ta situation présente vis-à-vis de la promesse de Dieu pour toi et de ton appel est en réalité un plan caché de Dieu pour te projeter vers ta destinée. Et cette parole est d’autant plus vraie que lorsque les temps se sont accomplis pour Joseph en Egypte, La Bible nous rend effectivement le témoignage que Joseph sera élevé par Pharaon ; il prit alors une femme, Tsaphnath-Paenéach, avec laquelle il eut deux enfants. Il donna au premier le nom de Manassé qui signifie "Dieu m’a fait oublier" (Gen41 :51).
Ensuite, Joseph, fortifié par cette première révélation est comme poussé à regarder le deuxième élément : le baume. C’est une substance qui est parfois vendue en pharmacie et qu’on applique sur les grandes douleurs, comme les brûlures au second et troisième degré pour les apaiser. Il est, dans le contexte de l’expérience douloureuse de Joseph, le symbole de la promesse de consolation. Dieu était entrain de communiquer la pensée suivante à Joseph : Je mettrai du baume sur ta douleur, Je te consolerai et J’apaiserai ton âme de toutes ses blessures et tu ne te souviendras même plus de cette heure. Ensuite, Joseph regarde le troisième élément : la myrrhe. C’est une substance odoriférante, un parfum de grand prix. C’est ce parfum qu’utilisèrent les mages et qui fit partie de leurs offrandes au Seigneur à sa naissance (Matthieu 2 :11). Moïse aussi l’utilisa et le mélangea à l’huile d’onction pour oindre le Tabernacle et tous ses ustensiles (Exode 30 :23). La myrrhe est si précieuse et si forte de bonne senteur qu’on peut même la sentir de loin : Dieu était entrain de dire à Joseph, Je rendrai ton nom grand, je le ferai connaître à toutes nations, ta renommée sera connue de loin et je te rendrai prospère. Cette deuxième promesse reçue et confirmée dans la douleur du désert de Joseph s’est plus tard effectivement accomplie si bien que Joseph appela son deuxième fils Ephraïm, ce qui signifie selon Joseph lui-même Dieu m’a rendu fécond dans le pays de mon affliction (Exode 41 :52)
Pendant que tu lis ces paroles, frère, sœur, toi qui aime Jésus de tout ton cœur, toi qui a reçu de lui une promesse certaine et qui vit actuellement des temps troubles et confus, des heures sombres où tu as l’impression que tout va en sens contraire de la promesse ou de l’appel qui t’a été donné, je demande au Saint-Esprit d’apposer sur ton cœur, ton âme, le baume pour apaiser ta douleur et te consoler. N’abandonne pas ton zèle, encore moins ton premier amour, reste à ton poste car le temps vient où la gomme agira, où Dieu effacera ton affliction et où le Dieu fidèle te fera oublier ton chagrin. Manassé est en toi et les temps sont déjà accomplis où il se manifestera ! Le Dieu qui t’a appelé est fidèle et comme récompense de ta persévérance et de ta foi à toute épreuve, Dieu appliquera sur ta vie la myrrhe, c’est-à-dire qu’il t’élèvera et te rendra fécond au milieu de ton affliction. N’abandonne pas la vision de Dieu pour ta vie, n’abandonne pas ton appel, n’abandonne pas ta foi en sa promesse car sa parole ne retourne pas à lui avant d’avoir accompli son effet (Esaïe 55 :11) ; et elle accomplira dans ta vie ce pour quoi elle t’a été adressé ! A propos du songe des 11 étoiles se prosternant devant lui, voici le témoignage que rend la Bible lorsque Joseph fut élevé en Egypte : en effet, taraudés par la famine, ils vont se rendre en Egypte, seul pays prospère dans une période de grande famine, ses frères vont s’y rendre pour acheter des vivres. Or seul Joseph était en ce temps-là celui qui régulait la vente des vivres. Parvenus donc devant lui, voici ce que dit la Parole : "Les frères de Joseph vinrent et se prosternèrent devant lui… " (Gen 42 :6), exactement comme celui lui fut revelé 13 années plut tôt ! Gloire à Dieu car sa parole et sa promesse sont certaines !
Joseph était âgé de 17 ans (Gen 37 :2) quand il reçut la promesse du Seigneur pour sa vie. Il était âgé de 30 ans (Gen 41 :46) lorsque cette parole arriva à son accomplissement, 30 ans correspondant à l’heure de la maturité et de la maturation de la promesse. Attends patiemment le temps de la maturation de la promesse ! Pendant les 13 années que durèrent l’accomplissement de cette promesse de Dieu pour sa vie, Joseph resta intègre. Je prie que de même Dieu te rende fort, patient, intègre et persévérant au milieu de tes afflictions, serrant en ton cœur sa parole et sa promesse car Il est Dieu Fidèle !
 
Coulibaly Hervé

  • Sam 20 Oct 2012
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2 Commentaire(s)

RendyRendy, le Jeu 25 Oct 2012 à 17:35:40

Bel enseignement! Je retiens qu'il faut plutot travailler à notre maturité plutot que tout. Dans le cas de Joseph, il eu fallu qu'il l'atteigne pour voir sa promesse s'accomplir. On peut y travailler par une vie de meditation de la Parole pour developper les vertu comme telles que l'integrité, la patience, l'amour ...

Maïmouna OuédraogoMaïmouna Ouédraogo, le Ven 21 Déc 2012 à 13:10:42

Merveilleux enseignement! J'ai reçu ma part de restauration à travers cet enseignement.Que Dieu vous bénisse et vous inspire d'avantage pour la restauration de l'église. Les promesses de Dieu s'accomplissent toujours,lorsque que nous demeurons dans ses voies par l'esprit de Dieu.L'ETERNEL n'est pas un homme pour mentir,il tient toujours ses promesses.

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