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  • Sam 12 Mai 2012
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Alerte: De faux billets envahissent le marché Comment ils sont ventilés
Des coupures en CFA
par : Soir Info

Il faut à la ménagère redoubler de vigilance ces temps-ci quand elle se rend sur un marché du district d’Abidjan pour faire des emplettes.
Cette vigilance devrait être de mise pour celui ou celle qui décide de se restaurer dans un maquis ou qui choisit de consommer de l’alcool dans une boîte de nuit. C’est que depuis quelque temps, les faux billets de banque circulent en grand nombre sur les différents marchés, dans les restaurants, dans les boîtes de nuit… de la capitale économique ivoirienne. Des commerçants véreux saisissent la première occasion à eux offerte : au moment de rendre la monnaie après l’achat d’une marchandise, ils y glissent de faux billets. De nombreuses personnes ont été victimes de ces commerçants qui, par cette stratégie, écoulent les faux billets mis à leur disposition par des réseaux de faussaires. Les marchés les plus touchés par le phénomène sont ceux du « Forum » d’Adjamé et de « Jean Foly » de Gonzagueville.

Le samedi 5 mai, une dame habitant la commune de Cocody venue faire des emplettes au marché de « Jean Foly » de Gonzagueville, pour avoir entendu parler du coût relativement moins cher des produits vivriers (gombo, tomates, aubergines, piments, graines, oignons…) en a fait les frais. C’est une fois à son domicile qu’elle s’est rendue compte de la supercherie. Possédant une voiture et ayant remarqué la commerçante chez laquelle elle a effectué le dernier achat, elle a confondu celle-ci, qui a remplacé sans difficulté le faux billet par un vrai. A en croire une balayeuse, chargée de l’entretien de la voie passant devant ce marché, de nombreuses personnes se plaignent de ce qu’elles ont reçu de faux billets après l’achat d’une marchandise. « Ce sont les commerçantes qui sont souvent indexées. Le samedi dernier, une femme a manqué de se faire tabasser par des vendeuses de poisson sec pour avoir dit qu’elle a reçu un faux billet dans la monnaie rendue par l’une d’entre elles. N’eût été la vigilance de jeunes filles, cette femme serait rentrée chez elle avec ses habits en lambeaux », a dénoncé la balayeuse. Et un petit porteur de bagages d’indiquer que le phénomène s’est accentué depuis que des femmes d’un certain pays limitrophe spécialisées dans la vente de poisson fumé de bonne qualité se sont installées sur le marché.

Depuis leur arrivée, explique le jeune homme, de nombreuses personnes se plaignent de recevoir de faux billets de 1000, 2000 et 5000 f. Cfa après avoir effectué des achats. Dans la commune du Plateau, des restaurants situés dans le périmètre de la pyramide sont en train de se tailler une mauvaise réputation concernant la mise en circulation de faux billets de banque. De jeunes étudiants partis déjeuner à cet endroit se sont plaints, quelques heures plus tard, d’avoir comptabilisé de faux billets dans la monnaie rendue par des restauratrices. Les boîtes de nuit n’échappent pas à cette gangrène. Un journaliste qui s’est rendu dans une boîte de nuit implantée dans la commune de Marcory, le week-end, pour prendre un bon temps, s’est vu retourner son billet de 10.000 f. Cfa par le gérant. Et ce, sous le fallacieux prétexte que le billet n’est pas bon. Certains clients de cette boîte de nuit, a-t-il raconté, se sont retrouvés dans la même situation que lui. Mais deux jours plus tard, l’homme s’est rendu compte qu’il a été victime d’une supercherie. Après avoir raconté sa mésaventure, à un ami « adepte » des boîtes de nuit, celui-ci lui a expliqué l’astuce utilisée par des gérants de ces structures pour écouler les faux billets de banque. « Une fois que la serveuse encaisse l’argent et le remet au gérant, celui-ci échange le vrai billet de banque remis par le client contre un faux du même montant tiré de sa caisse. Il se dirige par la suite vers le client et l’informe de ce que le billet remis tout à l’heure par ses soins est un faux. Le tour étant joué, le client est obligé de donner un autre billet », a-t-il décrit.

Le phénomène a pris une telle ampleur qu’il a gagné plusieurs secteurs d’activités y compris celui des transports. K.S habitant la commune de Port-Bouët a été surpris, le lundi 7 avril 2012, lorsqu’un chauffeur de woro-woro a demandé à contrôler le billet de banque des clients ne disposant pas de petite monnaie avant de démarrer. S’expliquant, le chauffeur a laissé entendre qu’il a adopté cette attitude pour éviter de se retrouver à la fin de la journée avec de faux billets de banque. Selon lui, à plusieurs reprises, des clients ont payé leur titre de transport avec des billets de banque sans valeur. A travers ce système, il veut s’assurer que les billets qu’il reçoit ne sont pas des billets litigieux. Mais, comme l’ont expliqué certains clients, c’est le « voleur volé ».

A les en croire, les chauffeurs de woro-woro, taxis compteurs, gbakas et autres taxis communaux ont été les premiers à abuser des clients en leur remettant des faux billets de banque. Il est urgent que les autorités prennent des dispositions pour juguler le phénomène. En attendant, chaque utilisateur de billet doit s’entourer de précautions pour éviter d’être le dindon de farce.

Elysée YAO

  • Sam 12 Mai 2012
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