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  • Ven 03 Février 2012
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Bavures des forces de l’ordre entre 31 janvier 2001-31 janvier 2012: 15 morts en 11 ans
par : Rewmi

Que de morts impunis, que de sang versé ! Hélas ! Le bilan est lourd. Du 31 janvier 2001 au 31 janvier 2O12, jour pour jour, pas moins de 15 jeunes, filles et garçons, ont trouvé la mort, dans des conditions, non encore élucidées, selon les familles des victimes.

Soit, dans les commissariats, soit, suite à des bavures des forces de l’ordre. La version officielle parle toujours de balles perdues, de légitime défense ou, tout simplement, de suicide. Et les tenants du pouvoir font comme si de rien n’était. Rewmi quotidien revient sur ce qu’il est convenu d’appeler les victimes des bavures des forces de l’ordre.


Le 31 janvier 2001, l’étudiant à l’Ucad du nom de Balla Gaye a été mortellement fauché par une balle de la police. En 2007, Alioune Badara Diop, aurait été tué par la police à Kaolack, la version officielle parlant de suicide. La même année, la version est la même quand Dominique Lopy tombait sous les balles de la police, à Kolda. Comme, en 2008, avec Adja Camara, morte à Dakar, entre les mains de la police. Un an, jour pour jour, à Matam, les mêmes forces de l’ordre évoqueront le suicide, lors de la mort d’Aboubacar Dia. Comme, la même année, à Karang, où Modou Bakhoum meurt entre les mains policières.

Sangoné Mbaye, tombé à Joal, sous les balles «perdues», selon la version officielle, de la gendarmerie. En 2010, Fally Keïta, serait victime de la furie de la gendarmerie à Dakar; l’enquête aboutit à un suicide. La même année, dans la banlieue dakaroise, Abdoulaye Wade Yinghou, tué par la police; les autorités avancent la balle perdue. En 2011, Aladji Konaté, aurait été tué par la gendarmerie à Backel; l’enquête aboutit à une noyade. La même année, Malick Bâ sera tué par une balle tirée par des éléments de la brigade de la gendarmerie de Sangalkam, lors d’une manifestation de la population contre le découpage administratif de leur localité. Les autorités parlent de légitime défense.

Un peu avant, Moustapha Sarr, un jeune pêcheur de Soumbédioune, tombe sous les balles d’un éco-garde; la version officielle sert encore la balle perdue. A peine, entamée, l’année 2012 fait parler d’elle. A Ziguinchor, un étudiant bissau-guinéen est tué par un militaire, lors d’une manifestation d’étudiant. Dimanche, 29 janvier dernier, Mamadou Sy, un jeune collégien et Banna Ndiaye, une ménagère de 60 ans, ont été victimes d’une bavure de la gendarmerie de Podor. C’était lors de la marche de protestation du M23 local, contre la candidature de Me Wade. Et avant-hier, mardi, 31 janvier, Mamadou Diop, étudiant en année de master à l’Ucad a été mortellement écrasé par le camion «dragon» de la police. Le commissaire Harouna Sy, nie tout et blanchi ses éléments.

Que de sang de pauvres innocents, souvent, à la fleur de l’âge, versé, sous le régime de Me Wade en qui les Sénégalais avaient fondé beaucoup d’espoir, au soir du 19 mars 2000. Le peuple, notamment, les familles des victimes, attendent toujours justice, pendant que les meurtriers courent, protégés par une immunité qui, ne dit pas son nom. Sous le manteau de premier flic, Ousmane Ngom couve les siens. Car, les conclusions des soi-disant enquêtes ouvertes n’ont jamais abouti. 


Et pourtant, la mort de Fodé Ndiaye, jeune auxiliaire de police, tombé, lors d’une manif de l’opposition, sera vengé, dit-on, le temps que l’enquête ouverte donne ses résultats. Deux poids deux mesures ? En tout cas, c’est devenu une routine. Tous les jours, le soleil luit de tous ses feux, la lune de tous ses éclats, éclairent la terre mais, les morts, depuis la nuit des temps, ne sont jamais revenus et, à force d’en enregistrer, le peuple n’a que ses yeux et ses bras pour implorer le Ciel. Convaincu que demain, il fera jour.

Source: Rewmi

  • Ven 03 Février 2012
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